Changer les tucks sur un cartable.
Bonjour,
Ce matin des tic-tucks à changer sur un cartable en cuir, on ne les connaît plus que sous le nom de Tuck. Si la réparation est très simple et courante, ce qui l'est un peu moins, c'est le support.
En effet les bagages d'école présentant ce type de fermoirs sont très courants, ce qui l'est moins, par contre c'est ceux en matière noble le cuir.
Nous avions pour chaque rentrée des classes des piles impressionnantes de cartables à réparer, nous y passions des semaines, nous le prévoyions, les cartables se "repassaient" de l'un à l'autre, les enfants héritant quelquefois de celui de leurs parents.
Maintenant, s'il y en a un ou deux pour la rentrée, c'est le bout du monde, on va automatiquement vers une dépense pour du neuf, en majorité des sacs à dos à fermeture à glissière qui vont durer une année, souvent moins.
Dans la gamme des accessoires de maroquinerie, les fermoirs occupent une place importante.
Ces fermoirs parfois appelés tuck, fermoir tuck.
Fermoir, diligence, crochet, etc.,bronze, vieil argent.
Longueur : 45 mm.
Largeur : 45 mm.
Fermoirs pompier.
Longueur : 65 mm.
Largeur : 40 mm.
Fermoirs magnétiques.
Fermoirs tourniquets.
Les tucks fermeture basiques mais efficaces sont "copiés" pour aller vers des fermoirs de maroquinerie de plusieurs sortes,
Dimensions : cinq à six tailles selon les catalogues des fabricants.
Formes : arrondies sur le bas, rectangulaires en hauteur, rectangulaires en largeur.
Coloris : bronze, nickelé, laitonné.
Matières : métal replié, plastique.
Tuck plastique : pour sangle avec système auto-bloquant. Noir.
15, 20, 25, 30, 40, 50, 60 mm
Les tucks plastique pour les cartables ne se rencontrent que sur des productions d'industrie, ils n'existent pas en réparation.
D'autres modèles en plastique sont disponibles, certains catalogues leur donnent un autre nom que tuck, fermoir htp, etc. Ils sont faits uniquement pour la fermeture et le réglage de sangles et ne trouvent aucune autre application à mon avis. On les rencontre particulièrement dans les "bananes" de ceintures.
La maroquinerie reprend le mode de verrouillage, en plus étoffés, cossus en métal moulé, esthétiques, ils rentrent dans la gamme des fermoirs pour serviettes, porte-document, sacs, bagages en général.
Selon les catalogues, ils sont appelés fermoirs, tuck, fermoirs tuck.
Leurs poses, leurs tenues sont faites maintenant par des griffes que l'on replie sur une contre-plaque pour la partie cartable.
Par une barre à griffes qui se replie sur la partie haute.
Autrefois par des griffes également, mais prises sur l'épaisseur du cuir uniquement, sans retour avec une tenue moindre comme dans le cas de cette réparation de ce cartable ancien.
Des rivets fins comme des pointes qu'on avait bien du mal à sertir. Beaucoup utilisaient des semences coupées et repliées du plus mauvais goût.
Ceux d'industrie en plastique sont tenus par des rivets tétons en plastique. Les autres par le passage de la sangle d'un côté comme de l'autre.
Le côté femelle par le retour de la bride, l'autre mâle dentelé au verrouillage de côté pour un passage de la sangle en réglage de longueur avec système auto-bloquant.
Le travail simple consiste à enlever la partie mâle du rabat au tournevis sans abîmer le cuir.
La partie femelle en se donnant la place pour au moins le passage d'une main.
Il faut chercher l'endroit, le côté qui posera le moins de problème à l'ouverture et surtout à sa fermeture.
Le bas, le côté, la doublure, la fermeture à glissière, etc. Les finitions avec bord à cheval sont à éviter.
Ici le haut d'une poche à la fermeture à glissière, le cartable possédant justement ce bord à cheval.
On découe l'éclair.
On sépare la doublure.
Il faut ouvrir pour le passage nécessaire.
La contreplaque intérieure est toujours recouverte par un morceau de peausserie, pour protéger la doublure du frottement et de l'usure.
Quelquefois le fabricant prévoit une ouverture bien pratique sur une pièce de cuir cousue sur la doublure, un peu comme celle présente sur le devant du cartable. Elle nous évite toutes ouvertures.
Elles sont décollées avec précaution, elles vont servir à nouveau pour recouvrir la plaque de remplacement lors du remontage.
On écarte les griffes au tournevis la partie mâle.
Les six parties démontées, elles seront au nombre de huit au remontage avec la barre à griffes en plus.
Pour bien repositionner la partie mâle.
Elle est présentée sur le cartable au meilleur emplacement, la contre-plaque en dessous.
Le tuck enlevé, elle est laissée pour faciliter le traçage des ouvertures de la nouvelle partie.
Il faut faire très attention à l'endroit des nouvelles incisions et parfois déporter légèrement la pose pour éviter une découpe trop importante du cartable.
Elles sont faites au stylo argent.
Pour couper les nouvelles incisions, un martyr est glissé pour épargner la doublure. C'est un vieux talon, un morceau de cuir, etc. Avec un tranchet ou avec tous autres outils de coupe.
Les deux parties positionnées.
On voit bien sur cette photo le genre d'ouverture intérieure que prévoient quelquefois les fabricants pour un accès facile aux tucks.
La contre plaque est glissée.
Sur la bigorne, les griffes sont retournées parfaitement pour une bonne tenue.
Au marteau avec toujours un morceau de caoutchouc pour éviter d'abîmer et de marquer le fermoir.
Alors que le fabricant prévoit un encastrement sur la contre-plaque pour le retour des griffes vers l'intérieur, je les tords toujours vers l'extérieur pour augmenter la surface portante et parer aux faiblesses dues aux nouvelles incisions souvent trop proches des anciennes.
Une vue intérieure des contreplaques et des griffes retournée
Les pièces de garantie sont encollées ;
Remises en place.
Au tour des parties mâles. Elles sont mises en bonne place sans leur barre à griffes de tenue.
Tracées elles aussi au stylo argent.
Percées à l'emporte-pièce, légèrement plus haut pour améliorer la solidité.
Les trous percés légèrement "trop haut" pour éviter la proximité du bord.
Le fermoir haut remis à sa place.
Les barres de tenue également.
Paradoxalement, c'est le moment le plus difficile. Faire bien coïncider les griffes dans la bonne fente.
On voit ici qu'elles prennent naturellement le mauvais chemin.
Il faudra les tordre avec astuce pour les mettre en bonne place difficile à trouver.
Le retour des griffes doit se faire impérativement dans la seconde fente du fermoir.
Pour faciliter l'opération, un alène, un chasse-goupille, etc. est utilisé.
Ils permettent une opération de retour sans problème.
Il faut savoir que pratiquement tous les tucks de remplacement qui nous sont apportés à l'atelier présentent des griffes repliées à plat inesthétiques, sans retour, sans bonne tenue.
La doublure est recollée, ainsi que la fermeture à glissière.
Toutes deux recousues en même temps à la machine à coudre.
À la bonne couleur de fil dessus aiguille, dessous canette, aux bons réglages, dans les anciens trous.
Les extrémités coupées sont brûlées à la flamme d'un briquet ;
Martelées avec gentillesse au marteau sur la bigorne.
Le travail très simple est terminé.
Ne reste plus que la livraison au client, nous espérons sa satisfaction, notre principal souci.
Très amicalement,
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